Vérifier son registre DORA, c'est confronter votre fichier aux 116 règles de validation de l'EBA avant le dépôt : dates au format ISO, codes ISO, LEI actifs sur GLEIF, valeurs du dictionnaire DPM, cohérence entre tables et structure du package xBRL-CSV. Un contrôle manuel repère les erreurs évidentes ; un diagnostic local les détecte toutes, sans envoyer vos données.
Une fois votre Registre d'Informations DORA renseigné, la vraie question n'est pas « est-il complet ? » mais « passera-t-il la validation de l'autorité ? ». Car le dépôt se fait au format xBRL-CSV, contrôlé automatiquement, et la moindre incohérence de forme suffit à faire recaler l'ensemble. Vérifier son registre avant de le transmettre, c'est se donner le temps de corriger. Voici quoi contrôler, comment, et où s'arrête une vérification manuelle.
Pourquoi vérifier son registre DORA avant le dépôt ?
Le Registre d'Informations DORA est validé automatiquement contre la taxonomie et les 116 règles de qualité de l'EBA. Cette validation est binaire : le package est conforme, ou il est rejeté — sans interprétation, sans « presque bon ». Un écart isolé — une date au mauvais format, un LEI périmé, une valeur hors dictionnaire DPM — suffit à faire recaler tout le dépôt. Contrôler son registre en amont, c'est débusquer ces écarts pendant qu'ils sont encore corrigeables, et non les découvrir sur le portail de l'autorité.
L'enjeu n'est donc pas la qualité de vos données métier, mais leur conformité de forme. On peut maîtriser parfaitement son parc de prestataires TIC et voir son dépôt rejeté pour un détail technique. C'est exactement ce qu'une vérification préalable permet d'éviter. Pour le détail des causes de rejet connues, consultez notre guide des rejets du registre DORA.
Que faut-il vérifier ? Les 6 points de contrôle
Vérifier son registre revient à passer six familles de contrôles. Chacune correspond à un type de règle appliqué par le moteur de validation (taxonomie EBA, dictionnaire DPM, validation type Arelle). Un seul écart dans l'une d'elles suffit à faire rejeter le dépôt entier.
- Formats de date — toutes les dates en
AAAA-MM-JJ(ISO 8601), sans composante horaire ni date sérialisée par Excel (46022). - Codes normalisés — pays en ISO 3166-1 alpha-2 majuscule (
FR), devises en ISO 4217 (EUR), la casse comprise. - LEI — présents, longs de 20 caractères, actifs (statut
ISSUED) et vérifiables dans le registre mondial GLEIF. - Valeurs DPM — chaque champ à liste fermée renseigné avec la valeur exacte du dictionnaire, jamais un libellé libre ou traduit.
- Structure et clés — toutes les tables obligatoires présentes (même vides), en-têtes non renommés, clés de liaison cohérentes entre tables.
- Encodage et package — fichiers en UTF-8 sans BOM, séparateurs conformes, arborescence et nommage du package xBRL-CSV exacts.
Un exemple concret sur le contrôle le plus banal — le format de date :
31/12/2026 — format français, refusé2026-12-31 00:00:00 — heure parasite2026-12-31Pour cocher chacun de ces points ligne par ligne, notre checklist des erreurs DORA imprimable reprend chaque cas avec sa correction exacte.
Comment vérifier concrètement : manuel ou automatique ?
La vérification manuelle : utile, mais limitée
Certains contrôles se font à l'œil : reformater les dates, remplacer « France » par FR, retirer un symbole € au profit de EUR. Mais d'autres échappent à une relecture. Les énumérations du dictionnaire DPM comptent des centaines de valeurs codées ; la cohérence inter-tables — un prestataire référencé dans une table doit exister dans une autre — suppose de croiser des milliers de lignes ; la structure du package xBRL-CSV (nommage des fichiers, point d'entrée report.json, tables obligatoires même vides) ne se contrôle pas dans un tableur. Vérifier un registre entier à la main est donc long, et surtout faillible.
La vérification automatique, en local
Un validateur reproduit les règles publiques de l'EBA et les applique à votre fichier. C'est ce que fait le diagnostic DoraReady : vous déposez votre registre Excel tel quel, l'outil de validation du registre DORA le confronte aux 116 règles, explique en clair — ligne par ligne — ce qui entraînerait un rejet et comment le corriger, puis peut générer le package xBRL-CSV conforme. Point décisif pour des données sensibles : tout s'exécute dans votre navigateur, votre fichier n'est transmis à aucun serveur, et le diagnostic prend environ deux minutes. Si vous partez d'un tableur, voyez aussi comment convertir un Excel en xBRL-CSV proprement.
Déposez votre fichier tel quel et découvrez, en clair, ce qui entraînerait un rejet. Gratuit, en local, en 2 minutes — rien ne quitte votre poste.
Lancer le diagnostic gratuitEn pratique : vérifier son registre en 5 étapes
- Rassembler le fichier. Réunissez votre registre complet, sous forme de tableur Excel ou de package xBRL-CSV, dans sa version destinée au dépôt.
- Contrôler les formats de base. Dates en
AAAA-MM-JJ, codes pays en ISO alpha-2 majuscule, devises en ISO 4217, LEI à 20 caractères. - Vérifier les valeurs DPM. Chaque champ à liste fermée doit contenir la valeur exacte du dictionnaire, jamais une description libre.
- Contrôler structure et cohérence. Présence de toutes les tables obligatoires, nommage du package, cohérence des clés entre tables liées.
- Valider contre les 116 règles de l'EBA. Passez une validation automatique avant le dépôt officiel, idéalement en local pour ne pas transmettre vos données.
La checklist à cocher avant de déposer
Les six familles de contrôles, thème par thème, avec la correction exacte de chaque cas — à imprimer ou enregistrer en PDF.
Ce qu'une vérification ne garantit pas
Une vérification, aussi complète soit-elle, réduit le risque de rejet technique — elle ne le supprime pas et ne préjuge pas de la décision de l'autorité. Le dépôt du registre est une obligation annuelle ; la date exacte et les modalités (en France, via le portail OneGate de l'AMF ou de l'ACPR selon votre statut) sont fixées par l'autorité et doivent être vérifiées sur son site officiel. Ne vous fiez à aucune échéance de seconde main : confirmez toujours auprès de votre régulateur.
DoraReady reproduit les règles publiques de validation de l'EBA et les causes de rejet connues pour réduire le risque de rejet au dépôt. Il ne remplace pas le contrôle officiel de votre régulateur et ne garantit pas l'acceptation de votre registre par l'autorité.
Questions fréquentes
Comment vérifier son registre DORA avant de le déposer ?
Peut-on valider son registre DORA à la main ?
Vérifier mon registre garantit-il qu'il sera accepté ?
Faut-il transmettre ses données pour les vérifier ?
Quand faut-il déposer le registre DORA ?
Le diagnostic complet sur les 116 règles de l'EBA, dans votre navigateur. Rien ne quitte votre poste.
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