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DORA · Validation · xBRL-CSV

Vérifier son registre DORA avant de le déposer

Confronter votre fichier aux 116 règles de validation de l'EBA pendant qu'il est encore temps de corriger — plutôt que de découvrir les erreurs au dépôt.

Par AMAH SASU · Éditeur de DoraReady · Lecture ~7 min · Mis à jour le 6 juillet 2026
En bref

Vérifier son registre DORA, c'est confronter votre fichier aux 116 règles de validation de l'EBA avant le dépôt : dates au format ISO, codes ISO, LEI actifs sur GLEIF, valeurs du dictionnaire DPM, cohérence entre tables et structure du package xBRL-CSV. Un contrôle manuel repère les erreurs évidentes ; un diagnostic local les détecte toutes, sans envoyer vos données.

Une fois votre Registre d'Informations DORA renseigné, la vraie question n'est pas « est-il complet ? » mais « passera-t-il la validation de l'autorité ? ». Car le dépôt se fait au format xBRL-CSV, contrôlé automatiquement, et la moindre incohérence de forme suffit à faire recaler l'ensemble. Vérifier son registre avant de le transmettre, c'est se donner le temps de corriger. Voici quoi contrôler, comment, et où s'arrête une vérification manuelle.

Pourquoi vérifier son registre DORA avant le dépôt ?

Le Registre d'Informations DORA est validé automatiquement contre la taxonomie et les 116 règles de qualité de l'EBA. Cette validation est binaire : le package est conforme, ou il est rejeté — sans interprétation, sans « presque bon ». Un écart isolé — une date au mauvais format, un LEI périmé, une valeur hors dictionnaire DPM — suffit à faire recaler tout le dépôt. Contrôler son registre en amont, c'est débusquer ces écarts pendant qu'ils sont encore corrigeables, et non les découvrir sur le portail de l'autorité.

6,5 %
Lors de l'exercice à blanc (« dry run ») mené par les ESAs en 2024, sur environ un millier d'entités ayant soumis leur registre, seulement 6,5 % (ESAs, 2024) ont passé l'intégralité des contrôles qualité. Autrement dit, plus de neuf dépôts sur dix comportaient au moins une erreur — presque toujours de format, pas de fond.

L'enjeu n'est donc pas la qualité de vos données métier, mais leur conformité de forme. On peut maîtriser parfaitement son parc de prestataires TIC et voir son dépôt rejeté pour un détail technique. C'est exactement ce qu'une vérification préalable permet d'éviter. Pour le détail des causes de rejet connues, consultez notre guide des rejets du registre DORA.

Que faut-il vérifier ? Les 6 points de contrôle

Vérifier son registre revient à passer six familles de contrôles. Chacune correspond à un type de règle appliqué par le moteur de validation (taxonomie EBA, dictionnaire DPM, validation type Arelle). Un seul écart dans l'une d'elles suffit à faire rejeter le dépôt entier.

  • Formats de date — toutes les dates en AAAA-MM-JJ (ISO 8601), sans composante horaire ni date sérialisée par Excel (46022).
  • Codes normalisés — pays en ISO 3166-1 alpha-2 majuscule (FR), devises en ISO 4217 (EUR), la casse comprise.
  • LEI — présents, longs de 20 caractères, actifs (statut ISSUED) et vérifiables dans le registre mondial GLEIF.
  • Valeurs DPM — chaque champ à liste fermée renseigné avec la valeur exacte du dictionnaire, jamais un libellé libre ou traduit.
  • Structure et clés — toutes les tables obligatoires présentes (même vides), en-têtes non renommés, clés de liaison cohérentes entre tables.
  • Encodage et package — fichiers en UTF-8 sans BOM, séparateurs conformes, arborescence et nommage du package xBRL-CSV exacts.

Un exemple concret sur le contrôle le plus banal — le format de date :

31/12/2026 — format français, refusé
2026-12-31 00:00:00 — heure parasite
2026-12-31

Pour cocher chacun de ces points ligne par ligne, notre checklist des erreurs DORA imprimable reprend chaque cas avec sa correction exacte.

Comment vérifier concrètement : manuel ou automatique ?

La vérification manuelle : utile, mais limitée

Certains contrôles se font à l'œil : reformater les dates, remplacer « France » par FR, retirer un symbole au profit de EUR. Mais d'autres échappent à une relecture. Les énumérations du dictionnaire DPM comptent des centaines de valeurs codées ; la cohérence inter-tables — un prestataire référencé dans une table doit exister dans une autre — suppose de croiser des milliers de lignes ; la structure du package xBRL-CSV (nommage des fichiers, point d'entrée report.json, tables obligatoires même vides) ne se contrôle pas dans un tableur. Vérifier un registre entier à la main est donc long, et surtout faillible.

La vérification automatique, en local

Un validateur reproduit les règles publiques de l'EBA et les applique à votre fichier. C'est ce que fait le diagnostic DoraReady : vous déposez votre registre Excel tel quel, l'outil de validation du registre DORA le confronte aux 116 règles, explique en clair — ligne par ligne — ce qui entraînerait un rejet et comment le corriger, puis peut générer le package xBRL-CSV conforme. Point décisif pour des données sensibles : tout s'exécute dans votre navigateur, votre fichier n'est transmis à aucun serveur, et le diagnostic prend environ deux minutes. Si vous partez d'un tableur, voyez aussi comment convertir un Excel en xBRL-CSV proprement.

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En pratique : vérifier son registre en 5 étapes

  1. Rassembler le fichier. Réunissez votre registre complet, sous forme de tableur Excel ou de package xBRL-CSV, dans sa version destinée au dépôt.
  2. Contrôler les formats de base. Dates en AAAA-MM-JJ, codes pays en ISO alpha-2 majuscule, devises en ISO 4217, LEI à 20 caractères.
  3. Vérifier les valeurs DPM. Chaque champ à liste fermée doit contenir la valeur exacte du dictionnaire, jamais une description libre.
  4. Contrôler structure et cohérence. Présence de toutes les tables obligatoires, nommage du package, cohérence des clés entre tables liées.
  5. Valider contre les 116 règles de l'EBA. Passez une validation automatique avant le dépôt officiel, idéalement en local pour ne pas transmettre vos données.
▣ aide-mémoire

La checklist à cocher avant de déposer

Les six familles de contrôles, thème par thème, avec la correction exacte de chaque cas — à imprimer ou enregistrer en PDF.

Voir la checklist

Ce qu'une vérification ne garantit pas

Une vérification, aussi complète soit-elle, réduit le risque de rejet technique — elle ne le supprime pas et ne préjuge pas de la décision de l'autorité. Le dépôt du registre est une obligation annuelle ; la date exacte et les modalités (en France, via le portail OneGate de l'AMF ou de l'ACPR selon votre statut) sont fixées par l'autorité et doivent être vérifiées sur son site officiel. Ne vous fiez à aucune échéance de seconde main : confirmez toujours auprès de votre régulateur.

DoraReady reproduit les règles publiques de validation de l'EBA et les causes de rejet connues pour réduire le risque de rejet au dépôt. Il ne remplace pas le contrôle officiel de votre régulateur et ne garantit pas l'acceptation de votre registre par l'autorité.

Questions fréquentes

Comment vérifier son registre DORA avant de le déposer ?
En confrontant le fichier aux 116 règles de validation de l'EBA : formats de date ISO, codes pays et devises ISO, LEI actifs sur GLEIF, valeurs du dictionnaire DPM, cohérence entre tables et structure du package xBRL-CSV. Les erreurs évidentes se repèrent à la main ; un diagnostic automatique en local couvre l'ensemble des contrôles.
Peut-on valider son registre DORA à la main ?
En partie. Les dates, les codes ISO et la longueur des LEI se contrôlent à l'œil, mais les énumérations du dictionnaire DPM, la cohérence inter-tables et la structure du package xBRL-CSV se vérifient difficilement dans un tableur. Une vérification purement manuelle reste longue et faillible.
Vérifier mon registre garantit-il qu'il sera accepté ?
Non. Une vérification réduit le risque de rejet technique en corrigeant les écarts avant le dépôt, mais elle ne remplace pas le contrôle officiel de votre autorité et ne garantit pas l'acceptation.
Faut-il transmettre ses données pour les vérifier ?
Pas nécessairement. Le diagnostic DoraReady s'exécute entièrement dans votre navigateur : votre registre n'est envoyé à aucun serveur, ce qui limite l'exposition de données sensibles.
Quand faut-il déposer le registre DORA ?
Le dépôt est une obligation annuelle auprès de votre autorité nationale (en France, l'AMF ou l'ACPR via le portail OneGate). La date exacte est fixée par l'autorité et doit être vérifiée sur son site officiel.
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